Description du métier
Missions principales
Il gère aussi la relation client : démonstrations, vente, suivi après-vente, prise de mesures et recommandations d'entretien. En boutique ou sur site, il doit tenir à jour les stocks, négocier avec les fournisseurs, proposer des gammes adaptées au budget et rédiger des fiches produits. Le conseil s'étend parfois au matériel d'écurie (boxes, tapis, râteliers).
Environnement de travail
Les horaires varient selon le point de vente (week-ends fréquents) et la saisonnalité des ventes. Le prospection commerciale implique des déplacements réguliers lors de salons, concours et journées portes ouvertes.
Profil et qualités requises
La rigueur et le sens de l'organisation sont essentiels pour la gestion des stocks et des commandes. L'écoute, la diplomatie et l'adaptabilité permettent de travailler avec des publics variés : cavaliers amateurs, professionnels, vétérinaires et maréchaux-ferrants. Des compétences en merchandising et en communication digitale sont un plus.
Formations et diplômes
Parcours de formation classique
Des formations courtes spécialisées en sellerie, ergonomie de la selle ou morphologie équine existent pour se perfectionner. L'alternance est fréquente pour combiner expérience terrain et diplôme.
Établissements et organismes de formation
Des fournisseurs et fabricants proposent aussi des stages techniques sur leurs gammes (selles, protections, textiles techniques) et des salons professionnels (Salon du Cheval, Sologn'Pony) sont des lieux d'apprentissage et de networking.
Coût et durée des études
Le coût varie : formations publiques ou en alternance peuvent être peu onéreuses, tandis que les écoles privées et stages spécialisés peuvent coûter plusieurs milliers d'euros. L'alternance et les aides régionale ou Pôle emploi réduisent l'effort financier.
Compétences et qualifications
Compétences techniques
Savoir prendre des mesures, repérer les signes d'inconfort du cheval, proposer des adaptations et lire une fiche technique fournisseur sont essentiels. La capacité à effectuer des réglages de base et à orienter vers un saddle fitter ou vétérinaire est un plus.
Compétences relationnelles
La pédagogie est nécessaire pour expliquer des notions parfois techniques (morphologie, contact, équilibre). La communication digitale (réseaux sociaux, e-commerce) devient incontournable pour promouvoir l'offre.
Condition physique et prérequis
Permis B souvent demandé pour les déplacements commerciaux. Rigueur sanitaire et respect des règles d'hygiène pour l'entretien du matériel et la manipulation dans les écuries.
Débouchés et marché de l'emploi
Opportunités professionnelles
Les artisans sellerie et les saddle fitters recrutent parfois des conseillers pour la partie commerciale et prise de mesures. Le marché des accessoires techniques (amortisseurs, textiles haute performance) est en croissance.
Statut professionnel
La fonction publique n'est pas courante pour ce poste, sauf dans des structures publiques liées à l'agriculture ou aux services équestres municipaux.
Régions et mobilité
La mobilité est un atout : déplacements pour salons, concours, et visites en écurie. La commercialisation en ligne permet d'élargir la clientèle au niveau national ou international.
Salaire et rémunération
Salaire débutant
Évolution salariale
Facteurs influençant la rémunération
Conditions de travail
Organisation du temps de travail
La gestion du stock et des réassorts demande de la rigueur administrative et du temps hors contact client.
Avantages du métier
Participation à salons et concours permet de développer un réseau professionnel riche et d'être au cœur des innovations produit.
Contraintes et difficultés
Le travail en extérieur et les déplacements fréquents peuvent peser sur la vie personnelle. La responsabilité liée au bien-être du cheval impose de rester vigilant et informé.
Évolution de carrière
Perspectives d'évolution
Spécialisations possibles
Reconversion et passerelles
Accès au métier et reconversion
Pour les jeunes et étudiants
Stages en boutiques spécialisées, participation à des salons et implication dans les clubs sont de bons tremplins.
Pour les adultes en reconversion
Le statut d'auto-entrepreneur permet de tester une activité de conseil à domicile avant de s'engager sur une structure plus importante.
VAE et expérience professionnelle
Réseau professionnel et réglementation
Syndicats et associations comme la Fédération Française d'Équitation (pour le réseau équestre), les organisations de sellerie et les groupements de fabricants offrent ressources, événements et formations. La réglementation impose des normes de sécurité pour les équipements vendus (marquage CE, conformité des textiles ignifuges) et des obligations commerciales (garantie, droit de rétractation pour vente à distance).
Assurances professionnelles (responsabilité civile professionnelle) sont indispensables, surtout pour les interventions à domicile. Pour la vente de matériel technique, il est recommandé d'avoir des certificats de conformité et de suivre la veille réglementaire.
Témoignages et retours d'expérience
Parcours inspirants
Antoine, ex‑cavalier amateur, a intégré une marque en tant que conseiller technique puis chef de produit, évoluant vers l'importation d'équipements innovants.
Conseils de professionnels
Construire un réseau local (vétérinaires, moniteurs, maréchaux) facilite les recommandations et la crédibilité.
Réalités du terrain
Questions fréquentes (FAQ)
- Comment devenir Conseiller en équipement équestre ? Pour débuter, un CAP en équitation ou sellerie est utile, complété par une formation commerciale ou un BTS. L'expérience en club/centre équestre et les stages en boutique sont déterminants. L'alternance permet d'acquérir simultanément compétences techniques et commerciales.
- Quel salaire pour un débutant ? Un débutant salarié en boutique touche souvent le SMIC ou légèrement au-dessus (1 400–1 700 € brut). Les commerciaux avec commissions peuvent commencer avec une base similaire majorée par les ventes.
- Faut-il savoir monter à cheval pour exercer ? Oui, une pratique équestre de base est fortement recommandée pour comprendre la morphologie, les comportements du cheval et les besoins du cavalier, même si le poste n'est pas centré sur l'enseignement.
- Quelles formations courtes suivre ? Des stages en sellerie, ergonomie de la selle, prise de mesures et merchandising, ainsi que des modules en e‑commerce et communication digitale sont utiles pour se spécialiser.
- Est-ce un métier d'avenir ? Le marché du bien-être équin et des équipements techniques est en croissance. La demande pour des conseils personnalisés et du sur-mesure augmente, offrant des opportunités, notamment en boutique spécialisée et en ligne.
- Puis-je être indépendant ? Oui, beaucoup exercent en auto-entreprise pour proposer du conseil à domicile, des ajustements ou un e‑shop. L'indépendance exige une bonne stratégie commerciale et réseau local.
- Quelles assurances sont nécessaires ? La responsabilité civile professionnelle est indispensable, surtout pour les interventions à domicile. Une assurance couvrant le matériel transporté et un contrat commercial adapté sont recommandés.
- Comment se spécialiser en saddle fitting ? Suivre des formations certifiantes en saddle fitting, accumuler de l'expérience pratique et travailler auprès d'un saddle fitter confirmé permettent de gagner en crédibilité et d'accéder à un marché haut de gamme.
- Le métier est-il compatible avec une activité en centre équestre ? Oui, de nombreux conseillers cumulent avec un poste dans un centre équestre (gestion de boutique, responsable matériel) ou associent conseil et enseignement.
- Quels sont les outils indispensables ? Un véhicule pour les déplacements, outils de prise de mesures, tablette pour présenter catalogues et e‑shop, et matériels d'essai (selles d'essai, amortisseurs) sont utiles pour exercer efficacement.
Conclusion
Le métier de Conseiller en équipement équestre combine passion du cheval et compétences commerciales. Si vous aimez le contact, la technique et le conseil, renseignez-vous, formez-vous et lancez votre carrière dans ce secteur en croissance.








